51ème prix Wolrd Press Photo : Tim Hetherington récompensé
C'est une photo du britannique Tim Hetherington qui a remporté le prix annuel World Press Photo. Une image en couleur, parlant de l'Afghanistan, parlant d'une forme de desespoir si propre à la guerre. "C'est la photo d'un homme au bord du vide", a précisé le président du jury.

Tim Hetherington obtient ce prix pour une photo d'une rare intensité. Envoyé en Afghanistan par Vanity Fair (la récompense revient aussi, à mon sens, au magazine américain qui laisse encore vivre la photo), le britannique a suivi de longues semaines un bataillon d'infanterie américain.
L'homme ainsi saisi ne se repose pas. "Cette image représente l'épuisement d'un homme et l'épuisement d'une nation" détaille Gary Knight, président du jury.
On n'oserait contredire jugement d'évidence. Un épuisement. Un homme à bout et au bout, trouvant refuge, si dérisoire, dans un bunker. Le Bunker "Restrepo", du nom d'un de ses compagons d'arme tué quelques jours plus tôt.
La photographie de guerre renvoie l'individu à son incapable renouvellement.
L'Amérique s'enfonce, emportant dans son sillage, bien indirectement, une photographie d'un genre reconnu. Ce 51ème prix World Press Photo est d'une beauté dramatique. D'un équilibre et d'une justesse indiscutable. La détresse qu'il exprime n'en est que plus indigne.

Tim Hetherington obtient ce prix pour une photo d'une rare intensité. Envoyé en Afghanistan par Vanity Fair (la récompense revient aussi, à mon sens, au magazine américain qui laisse encore vivre la photo), le britannique a suivi de longues semaines un bataillon d'infanterie américain.
L'homme ainsi saisi ne se repose pas. "Cette image représente l'épuisement d'un homme et l'épuisement d'une nation" détaille Gary Knight, président du jury.
On n'oserait contredire jugement d'évidence. Un épuisement. Un homme à bout et au bout, trouvant refuge, si dérisoire, dans un bunker. Le Bunker "Restrepo", du nom d'un de ses compagons d'arme tué quelques jours plus tôt.
La photographie de guerre renvoie l'individu à son incapable renouvellement.
L'Amérique s'enfonce, emportant dans son sillage, bien indirectement, une photographie d'un genre reconnu. Ce 51ème prix World Press Photo est d'une beauté dramatique. D'un équilibre et d'une justesse indiscutable. La détresse qu'il exprime n'en est que plus indigne.
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