Les négatifs retrouvés de Robert Capa

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Robert Capa lui même pensait avoir perdu à jamais ces négatifs. Témoignage de la guerre d'Espagne que le co-fondateur de l'agence Magnum avait couverte pendant de longs mois. Et voilà qu'une immense partie de ce travail vient d'être retrouvée, au Mexique, dans des boites appartenant à un ancien général de Pancho Villa !

De retour d'Espagne, Robert Capa reprend ses quartiers à Montparnasse, rue Froidevaux, en bordure du cimetière. C'est dans son atelier qu'il abandonnera les négatifs. Ou plus exactement qu'il les confiera à son ami Csiki Weiss, en charge du laboratoire du photographe. Nous sommes alors en octobre 1939, Capa quitte la France pour New York.

Mais Csiki Weiss ne gardera ces négatifs que quelques mois. Avant d'être arrêté et enfermé en Afrique du Nord, il va confier les précieux documents à Francisco Aguila Gonzales. Ancien de l'armé de Pancho Villa, dignitaire mexicain en poste à Marseille dans les années trente et soutien de la lutte des Républicains espagnols.

C'est lui qui pendant ces longues années sera le gardien de ces négatifs à la valeur inestimable. Des négatifs enfermés dans trois boîtes, à l'abri des regards et de la lumière. Les descendants du général mexicain ne s'aviseront qu'en 1994 d'une telle possession. Un trésor : 3500 négatifs pris durant la Guerre d'Espagne, par Robert Capa, Gerda Taro, qui fut sa compagne, David Seymour et Fred Stein.

Après des années de négociations, c'est
l'International center of photography (ICP) de New York qui en est désormais propriétaire. L'ICP fondée par le propre frère de Robert Capa.

Fin de cavale pour ces négatifs. Le début aussi de nouvelles découvertes fascinantes du travail du photographe. Découverte partielle : pas la moindre trace de négatifs concernant la mort du milicien républicain espagnol fauché par une balle.  Photo au parfum de scandale pour certains. Cette découverte aura donc su faire preuve de bon goût jusqu'au bout.
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Publié dans Insolite

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