Saul Leiter à la fondation Henri Cartier-Bresson

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Eloge de la discrétion. Saul Leiter inconnu ou presque du grand public et pour cause. Jamais ce photographe américain, né à Pittsburg en 1923, ne cherchera la gloire. Discrétion.

Méthode appliquée à une vie. Appliquée aussi à un style car les photos de Saul Leiter ont du style.

La fondation Henri Cartier-Bresson présente une petite centaine d'images. A la fois noir et blanc et couleur.
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Le noir et blanc d'abord. Un premier travail dont les épreuves ont été réalisées par le photographe lui même entre 1942 et 1953. Saul Leiter a découvert la photo, il y a peu. Premier choc avec la rencontre d'Eugène Smith puis de Cartier-Bresson au MoMA. Il décide alors d'échanger quelques tirages de Smith pour un leica.

Dans la lignée des expositions précédentes à la fondation HCB (Bruce Davidson ou Hélène Levitt), Saul Leiter arpente les rues de New York. Déambulation tout en pudeur créant un univers presque poétique. Jeu de miroir, de transparence, cadrages audacieux pour l'époque. Les codes avec Leiter semblent boulversés.

Sentiment accru dans la deuxième partie de l'exposition. Sont mis en avant les tirages couleurs du photographe. Une merveilleuse surprise. Jamais criard, ambiance pastel, des couleurs là encore tout en sentiment. Des fragments de vie. Saul Leiter a l'intelligence de la couleur. Magnifique.

Un ensemble qui est donc d'une grande cohérence et qui étanche à peine la soif que l'on a de découvrir encore et encore le travail de Leiter. Mais les occasions sont rares. C'est la première fois en France qu'une telle rétrospective est organisée.


Jusqu'au 13 avril à la Fondation Henri Cartier-Bresson
2, impasse Lebouis
75014 Paris
contact@henricartierbresson.org
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Publié dans Expositions

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P
La suite... on veut la suite... Parce que c'est bien écrit, parce que l'auteur du blog est un mec brillant qui adore la photo.<br /> Si si, je vous jure, il faut dire que je le connais un peu. Un tout petit peu...
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